Category: Bénévoles

Rencontrez l’étudiante d’été 2017 du Musée Partie 1

Une fois de plus, le Musée d’histoire ouvrière a l’honneur de se voir octroyer des fonds de Jeunesse Canada au travail (JCT) pour l’embauche de deux étudiantes d’été. Ensemble, elles vont nous aider dans la gestion des collections et dans la progression de certains de nos projets continus.

Cette semaine nous vous présentons notre première étudiante, Lana Henderson, que nous sommes très privilégiés d’avoir avec nous.

Quel est votre nom?

Je m’appelle Lana Henderson.

D’où venez-vous?

Je suis née à Ottawa en Ontario.

Quelle est votre occupation principale?

Je suis présentement étudiante dans le programme d’Études muséales appliquées au Collège Algonquin. J’entreprends ma dernière année en septembre qui vient.

Pourquoi vous êtes-vous jointe à l’équipe du Musée de l’histoire ouvrière?

Je me suis jointe à l’équipe de ce Musée parce qu’à mon avis, observer Ottawa à travers les yeux des gens au quotidien raconte une histoire à la fois importante et fascinante tout en me permettant d’obtenir une expérience de première main dans mon domaine et ainsi faire avancer ma propre passion et mes études.

Quel est le projet auquel vous êtes la plus fière d’avoir participé?

J’ai trouvé très enrichissant de travailler sur la collection du MHO. Le processus de catalogage et de recherche sur les artéfacts sont des tâches que je trouve satisfaisantes et importantes et auxquelles je suis fière de participer.

Qu’est-ce que votre bénévolat au MHO vous apporte de meilleur?

La meilleure chose que m’apporte mon bénévolat au MHO c’est l’occasion de travailler pour un musée dirigé par des gens passionnés en provenance de la communauté. Cela permet l’expression de la créativité et de la collaboration dans une atmosphère positive et motivée.

Si vous aviez une machine à remonter dans le temps et que vous pourriez visiter n’importe quelle période historique, laquelle choisiriez-vous?

Si j’avais une machine à remonter dans le temps, j’aimerais visiter le Japon au milieu du 19e siècle, au début de la période Meiji. Cette période a vu le Japon se détourner de son passé féodal isolationniste pour adopter sa forme moderne d’aujourd’hui. Ce serait quelque chose de fascinant à voir.

Le projet du 50e anniversaire de l’AFPC

Un bon repas partagé avec onze des personnes qui ont travaillé sur le projet du 50e anniversaire de l’AFPC.

De l’avant (au centre) vers la gauche : John Baglow, Wasim Baobaid, Barb Stewart, André Mersereau, Blanche Roy, Penny Bertrand, Bob Hatfield, Bob Allen, Richie Allen, Cyndi Summers et Arthur Carkner.

150 ans : Aidez le Canada à célébrer !

Le Musée Bytown et le Musée de l’histoire ouvrière se sont associés pour offrir une série de visites à pied guidées sur l’histoire ouvrière dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire du Canada.

Les musées sont à la recherche de bénévoles pour :

  • Guider les visites à pied à l’été et à l’automne 2017, après avoir reçu une formation
  • Accompagner le guide des visites à pied à l’été et à l’automne 2017, après avoir reçu une formation
  • Effectuer des recherches et organiser de nouvelles visites à pied guidées
  • Préparer les documents d’appui des visites à pied guidées (images, cartes, etc.)

Les personnes intéressées peuvent communiquer avec :

Bob Hatfield

613-228 7082

bobandgill@sympatico.ca

Le Musée de l’histoire ouvrière célèbre la Journée du colonel By

Le 1er août dernier, le Musée de l’histoire ouvrière a célébré la Journée du colonel By en grande pompe avec ses deux pleines tables d’activités, d’information et de bénévoles souriants. Marquant la 21e Journée du colonel By, l’événement de cette année soulignait le passé des ouvriers qui ont ravaillé à la construction du canal Rideau et de leurs familles ainsi que la vie qu’ils ont vécue et perdue. Quoi de plus approprié pour le Musée de l’histoire que de s’installer près des écluses du canal Rideau, un lieu classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, pour discuter avec tous ceux et celles au rendez-vous. Le beau temps étant de la partie, une journée aussi magnifique a certainement contribué au plaisir qu’ont eu les bénévoles à rencontrer des touristes venus d’aussi loin que de l’Angleterre et d’aussi près que du centre-ville! Nous avons eu l’occasion de discuter avec plus de 120 personnes enthousiastes pour leur faire connaître le Musée et ses belles réalisations. Et pour piquer la curiosité des gens, nous avions organisé des activités aux tables, dont notre toujours aussi populaire machine à écrire, un ensemble de marteaux et de maillets et une station de coloriage et de peinture. Tout autour de nous se trouvaient d’intéressants événements et expositions patrimoniaux : musique de cornemuse, danse irlandaise et personnages costumés (avez-vous rencontré la très divertissante mère McGuinty?). Ce fut une journée à ne pas rater et nous avons déjà hâte à l’année prochaine! Assurez-vous d’inscrire le 6 août 2017 à votre calendrier pour venir célébrer avec nous.

Pour en avoir plein la vue sur cette magnifique journée patrimoniale, visionnez la vidéo ci-dessous.

L’usine de papier E. B. Eddy immortalisée en photos

Pendant plus de 150 ans, l’usine de papier E. B. Eddy était un site d’activité industrielle en perpétuelle croissance. L’usine se mua en une kyrielle de bâtiments ornant les rives québécoise et ontarienne de la chute des Chaudières, employant des milliers de personnes et transformant des arbres en une étonnante variété de produits de papier. Puis, en 2006, elle ferma les portes.

Un photographe bénévole capture les centaines de détails sur les murs d’une ancienne centrale thermique à vapeur.

Un photographe bénévole capture les centaines de détails sur les murs d’une ancienne centrale thermique à vapeur.

La société Windmill procèdera prochainement à la reconstruction du complexe en bureaux, en condominiums et en zones publiques. Elle incorporera le plus grand nombre possible des bâtiments historiques actuels, mais de nombreux bâtiments seront démolis, car leur structure est maintenant instable. Les bâtiments conservés seront remodelés à des fins bien différentes de celles du passé.

Conscients de l’importance historique et patrimoniale du site et résolus à le préserver le plus possible, Windmill et les propriétaires actuels (Domtar) ont accueilli favorablement une proposition du Musée de l’histoire ouvrière (MHO) pour un projet d’archivage inhabituel, et possiblement unique. Ce projet vise à documenter visuellement l’ensemble des dizaines de bâtiments sur le site, à les immortalisés dans l’instant avant qu’ils ne soient appelés à disparaître ou à changer.

Une plate-forme de commande servant à mesurer le débit de vapeur reluit dans la lumière qui filtre des fenêtres.

Une plate-forme de commande servant à mesurer le débit de vapeur reluit dans la lumière qui filtre des fenêtres.

En réunissant les efforts de photographes bénévoles et d’assistants passionnés d’histoire, le MHO documentera le complexe de l’usine E. B. Eddy en entier. Près de 100 000 images et des centaines de vidéoclips devraient émerger du projet, lesquelles feront ensuite partie de la collection du MHO.

Le MHO entend déjà utiliser cette nouvelle ressource de plusieurs façons. Par exemple, des échanges ont eu lieu avec le Musée des sciences et de la technologie du Canada, qui détient des artéfacts et des archives dont a fait don la E. B. Eddy Company. Par ailleurs, il prépare diverses expositions permanentes et itinérantes dont certaines pourraient être installées dans les zones publiques du complexe de Windmill. Les images prises dans le cadre du projet seront également mises à la disposition de la société Windmill, qui pourra les utiliser, notamment à des fins de promotion. En échange, en remerciement de leur dévouement et de leurs nombreuses heures de travail acharné en vue de préserver ce patrimoine, les photographes obtiendront les droits, s’ils le demandent, des images qu’ils auront prises.

Des boulons qui, autrefois, maintenaient en place la machinerie reposent désormais calmement dans un coin, immortalisés à jamais par un bénévole.

Des boulons qui, autrefois, maintenaient en place la machinerie reposent désormais calmement dans un coin, immortalisés à jamais par un bénévole.

Si vous êtes un photographe passionné ou si vous souhaitez consacrer une journée ou deux par semaine à la réalisation de ce grand projet, communiquez avec nous. Nous travaillons actuellement les lundis et les jeudis, mais comptons prochainement former une équipe qui travaillera le samedi ou le dimanche. Envoyez un courriel à l’adresse images@workershistorymuseum.ca pour recevoir de plus amples renseignements et connaître en quoi consiste le travail.

Dans la série A Day in the Life of a WHM Volunteer at the E. B. Eddy Mill, Paul Harrison livre avec une grande finesse les précieux détails de son expérience. Lisez son témoignage intégral [en anglais seulement].

A Day in the Life of a WHM Volunteer at the E. B. Eddy Mill, Part I
A Day in the Life of a WHM Volunteer at the E. B. Eddy Mill, Part II
A Day in the Life of a WHM Volunteer at the E. B. Eddy Mill, Part III
A Day in the Life of a WHM Volunteer at the E. B. Eddy Mill, Part IV

Par Paul Harrison, WHM Official Photographer | Traduit par Valérie Lalonde

Caje Rodriquez, photographe bénévole, tient une planchette à pince retenant des rapports et paraît plutôt redoutable debout dans le cadre de la porte de la salle des commandes électriques située sur le toit.

Caje Rodriquez, photographe bénévole, tient une planchette à pince retenant des rapports et paraît plutôt redoutable debout dans le cadre de la porte de la salle des commandes électriques située sur le toit.

Un manomètre, outil autrefois essentiel à l’opérateur, indique maintenant un zéro peut-être symbolique.

Un manomètre, outil autrefois essentiel à l’opérateur, indique maintenant un zéro peut-être symbolique.

Bien que des panneaux de commande modernes aient été installés depuis longtemps et qu’ils se trouvaient à proximité, les massives vannes manuelles de la centrale thermique à vapeur étaient toujours en place.

Bien que des panneaux de commande modernes aient été installés depuis longtemps et qu’ils se trouvaient à proximité, les massives vannes manuelles de la centrale thermique à vapeur étaient toujours en place.

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Le bénévole Bill Woodley travaille parmi les imposants piliers de béton au sous‑sol qui, autrefois, supportaient les machines massives de l’usine se trouvant à l’étage.

Le bénévole Bill Woodley travaille parmi les imposants piliers de béton au sous‑sol qui, autrefois, supportaient les machines massives de l’usine se trouvant à l’étage.

 La rouille peut ajouter des détails artistiques sur de simples objets.

La rouille peut ajouter des détails artistiques sur de simples objets.

Chaque tuyau, conduit et câble avait attentivement été étiqueté par la petite armée d’ingénieurs qui réparait et entretenait le complexe.

Chaque tuyau, conduit et câble avait attentivement été étiqueté par la petite armée d’ingénieurs qui réparait et entretenait le complexe.

Quoique la majorité des étages soit vide, on peut encore y retrouver certaines pièces laissées derrière ou même des vêtements d’anciens travailleurs.

Quoique la majorité des étages soit vide, on peut encore y retrouver certaines pièces laissées derrière ou même des vêtements d’anciens travailleurs.

Rendu fantomatique par l’exposition prolongée, un bénévole défile le long de l’ancienne ligne de production.

Rendu fantomatique par l’exposition prolongée, un bénévole défile le long de l’ancienne ligne de production.

L’éclairage moderne placé de façon sporadique donne une apparence austère aux chambres souterraines qui, autrement, ont une allure plutôt médiévale.

L’éclairage moderne placé de façon sporadique donne une apparence austère aux chambres souterraines qui, autrement, ont une allure plutôt médiévale.

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Des ventilateurs, certains de la grosseur d’un cottage, se retrouvent au plafond de chacun des étages.

Des ventilateurs, certains de la grosseur d’un cottage, se retrouvent au plafond de chacun des étages.

Constituant les immenses systèmes circulatoire et nerveux de l’entreprise, de nombreux conduits de vapeur, d’eau, d’électricité ou de données enlacent encore les murs, les planchers et les plafonds.

Constituant les immenses systèmes circulatoire et nerveux de l’entreprise, de nombreux conduits de vapeur, d’eau, d’électricité ou de données enlacent encore les murs, les planchers et les plafonds.

Le vidéographe du MHO documente la centrale thermique à vapeur.

Le vidéographe du MHO documente la centrale thermique à vapeur.

Le Musée accueille une nouvelle stagiaire d’été

Le Musée de l’histoire ouvrière (MHO) a de nouveau la chance de recevoir du financement de Jeunesse Canada au travail (JCT) pour l’embauche d’un stagiaire pour l’été. Cette année, notre étudiante est Andrea Gonzalez, et nous sommes extrêmement chanceux de l’accueillir parmi nous.

« Je suis excitée à propos de deux choses », dit-elle au sujet de son emploi d’été au MHO. « La première étant que j’ai l’occasion de voir comment se développe un musée qui est considérablement nouveau et de constater le processus qu’il doit suivre pour s’établir. La seconde étant que je peux faire des recherches et en apprendre davantage sur l’histoire d’Ottawa. J’aime faire de la recherche et je pense qu’il est important d’apprendre sur la collectivité dans laquelle nous vivons ».

Originaire de Sarnia et maintenant établie à Ottawa, Andrea est diplômée de l’Université Carleton, où elle a obtenu un baccalauréat en histoire et sciences politiques. Elle vient de terminer sa première année au programme d’études muséales appliquées du Collège algonquin. Voyageuse avertie, Andrea est aussi une passionnée de musées. Elle nomme le Grand Palais en Thaïlande comme l’un de ses favoris, évoquant « le détail et la réflexion qui ont été mis dans la conception du Palais » comme faisant partie de son charme. Elle garde aussi de bons souvenirs du Centre des sciences de Saint-Louis, et dit « ne pas se lasser de son approche et de ses expositions, et qu’elle ne s’en lassera probablement jamais ».

Connaissant bien l’histoire locale grâce à ses cours d’histoire ainsi que ses études canadiennes, Andrea est chargée de la recherche pour deux expositions du MHO : l’histoire des travailleurs de la compagnie E.B. Eddy et l’histoire de la classe ouvrière d’Ottawa lors de la Première Guerre mondiale.

Restez aux écoutes du blogue du MHO au cours des prochaines semaines pour voir ce qu’Andrea découvre!

Bénévole sous les projecteurs : Valérie Lalonde

Volunteer Spotlight picture - VLSi vous avez constaté une forte présence du français au Musée de l’histoire ouvrière depuis les six derniers mois, c’est en grande partie grâce à notre bénévole vedette du mois. Valérie Lalonde s’est jointe au Musée depuis peu de temps, mais sa contribution est déjà devenue indispensable à notre travail. D’une manière ou d’une autre, elle parvient à élever deux jeunes enfants tout en nous aidant à adapter des billets de blogue, concevoir des expositions, obtenir du financement et remplir notre mission d’organisme bilingue. Voici ce que notre traductrice, Valérie Lalonde, avait à nous dire. Bonne lecture!

Quel est votre nom?
Valérie Lalonde, née Montpetit

D’où venez-vous et dans quelle région habitez-vous maintenant?
Je suis originaire de Loretteville (Québec) et j’habite Rockland (Ontario) depuis ma très jeune enfance.

Quelle est votre principale occupation?
Je suis traductrice (de l’anglais vers le français) et réviseure au sein du gouvernement fédéral, et traductrice à la pige.

Depuis combien de temps êtes-vous bénévole pour le Musée de l’histoire ouvrière et qu’est-ce qui vous a attiré vers le Musée?
Je suis traductrice bénévole au sein du Musée de l’histoire ouvrière (MHO) depuis juillet 2013. Vous connaissez le proverbe : C’est en forgeant qu’on devient forgeron. J’ai donc joint le Musée afin d’acquérir une expérience précieuse qui me permet d’ajouter une corde à mon arc. En offrant tout simplement de mon temps, j’apprends au sujet d’événements et de personnes qui ont façonné notre histoire, je contribue à préserver le patrimoine des travailleurs et je rencontre de nouvelles gens.

Nommez le projet auquel vous avez participé qui vous rend le plus fière.
Ma participation au sein du Musée ne date pas de très longtemps, cependant, dans l’espace de quelques mois seulement, j’ai eu l’occasion unique de participer à des projets qui ont donné des résultats concrets, notamment le « Projet Cal Best » et la première exposition permanente du Musée. Cependant, le projet qui me rend le plus fière est l’élaboration d’un guide de style bilingue. Des membres du Musée et moi avons établi des lignes directrices portant sur la grammaire, l’usage et la terminologie, en anglais et en français. Le guide de style s’adresse à toute personne qui communique au nom du Musée, et sert également d’excellent outil pour les traducteurs. Je suis heureuse que le MHO ait reconnu l’importance de créer un tel document.

Qu’aimez-vous le plus d’être bénévole au Musée de l’histoire ouvrière?
Ce que j’aime le plus d’être bénévole au MHO est le fort esprit de partenariat et de collaboration qui règne parmi tous ses bénévoles. C’est cet esprit qui nourrit le dévouement et assure la réussite du Musée.

Si vous pouviez monter à bord d’une machine à voyager dans le temps, quelle période historique choisiriez-vous de visiter?
Je choisirais de visiter les années 1920 et d’atterrir dans la maison de mon arrière-grand-mère. Devenir mère m’a amené à songer comment les femmes de l’époque pouvaient prendre soin de 8, 9 et même 10 enfants tout en maintenant une santé d’esprit. Être femme au foyer dans les années 1920 comportait son propre lot de difficultés, mais n’était en aucune façon plus facile qu’aujourd’hui. J’aimerais savoir quel sens elle donnait à sa maternité, quelles étaient ses ambitions et ses rêves, et si elle aurait souhaité poursuivre une carrière à l’extérieur de la maison si elle avait eu le choix.

Bénévole sous les projecteurs : Bob Allen

Bob AllenCe mois-ci, les feux des projecteurs sont sur le secrétaire dévoué du Musée de l’histoire ouvrière (MHO), qui assiste fidèlement à toutes nos réunions et enregistre avec diligence nos mots pour la postérité. Apprenons-en davantage sur cet ancien représentant syndical et sur son travail avec le Musée.

Quel est votre nom? Mon nom est Bob Allen.

D’où venez-vous et dans quelle région habitez-vous maintenant? Je suis né et j’ai grandi à Montréal, au Québec . J’habite Ottawa depuis 1973, où je suis venu travailler pour le gouvernement fédéral.

Quelle est votre principale occupation? J’ai travaillé comme représentant syndical pendant plus de trente ans avant de prendre ma retraite il y a deux ans.

Depuis combien de temps êtes-vous bénévole pour le MHO et qu’est-ce qui vous a attiré vers le Musée? J’ai été élu secrétaire du Musée lors de la dernière assemblée générale annuelle. J’ai posé ma candidature parce que je sentais que je pouvais apporter une petite contribution à un organisme voué à la préservation et à la valorisation des réalisations importantes des travailleurs et travailleuses à la société canadienne. Trop souvent celles-ci sont attribuées à tort à la bienveillance d’une élite socialement engagée, à la générosité des grands patrons de l’industrie, ou aux initiatives progressistes du gouvernement. Cependant, nous savons que nous jouissons de congé de maternité payé, d’heures de travail moins longues et d’une fin de semaine de deux jours parce que les travailleurs ont reconnu leur importance et étaient prêts à se battre pour les obtenir.

Participez-vous ou avez-vous déjà participé à des comités? En tant que secrétaire du Musée, mes principales responsabilités comprennent l’enregistrement des procès-verbaux du Conseil et de l’assemblée générale annuelle et de faire les réservations d’espace pour les événements du Musée. Jusqu’à présent, je n’ai pas siégé à un comité en particulier. Toutefois, cela pourrait très bien changer à mesure que le Musée grandit et qu’il réalise plus de projets.

Nommez le projet auquel vous avez participé qui vous rend le plus fier? Bien que j’y sois pour peu en ce qui concerne son élaboration et, finalement, son succès, je suis très fier du rôle que joue le MHO dans le cadre du « Projet Cal Best ». Voilà un homme qui a grandement influencé la vie de tant de gens, tout en vivant en grande partie dans l’ombre et en étant pratiquement inconnu de la plupart quand il est décédé il y a une dizaine d’années. Grâce aux efforts des bénévoles du Musée, qui ont travaillé avec des ressources très limitées, l’histoire de Cal est une fois de plus racontée et continue d’inspirer une autre génération de militants et de citoyens.

Qu’aimez-vous le plus d’être bénévole au MHO? La meilleure chose d’être bénévole au MHO est que le Musée est dirigé par des bénévoles. Ainsi, les contributions de tous sont appréciées à leur juste valeur, quelle que soit leur importance.

Si vous pouviez voyager d’un bout à l’autre du Canada, quel moyen de transport choisiriez-vous et pourquoi? Si je devais voyager d’un bout à l’autre du Canada à nouveau, je le ferais en train comme je l’ai fait il y a de nombreuse s années, en 1975. À cette époque, les deux chemins de fer nationaux avaient des trains qui traversaient le pays depuis Montréal et passaient dans la vallée de l’Outaouais, par Ottawa et Pembroke. Je me souviens d’être monté à bord d’un train du Canadien National à Ottawa à 23 h 59 et d’avoir fait le voyage aller-retour à Vancouver en voiture de passagers pour un total de 85 $, une véritable aubaine, même à cette époque. Bien sûr, aujourd’hui, ce serait impossible. Les voies ferrées qui passaient dans la vallée de l’Outaouais ont été en grande partie abolies et le train Le Canadien de VIA part de Toronto. La prochaine fois que je ferai le trajet vers l’ouest sur cette nouvelle route, j’espère être accompagné de quelqu’un qui partage mon intérêt pour l’histoire des chemins de fer du Canada!

Bénévole sous les projecteurs : Christine Goneau

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1) Quel est votre nom ? Christine Goneau

2) D’où venez-vous et dans quelle région habitez-vous maintenant ? Je suis née et viens d’Orléans où je vis toujours.

3) Quelle est votre principale occupation ? Mon occupation principale est étudiante à l’Université du Québec en Outaouais en muséologie. J’ai déjà obtenu un baccalauréat spécialisé approfondi en arts avec une majeure en histoire et une mineure en étude ancienne.

4) Depuis combien de temps êtes-vous bénévole pour le Musée de l’histoire ouvrière et qu’est-ce qui vous a attiré vers le Musée ? J’ai commencé mon bénévolat avec le Musée durant l’été de 2012 et je suis revenue durant l’été 2013 après l’école pour continuer. J’ai été attirée vers le Musée, car j’adore l’histoire et j’ai réalisé que je ne connaissais pas l’histoire d’Ottawa ou de sa classe ouvrière et considérant que ma famille s’est toujours battue pour les droits de la personne, je voulais en apprendre plus. Les travailleurs sont souvent mentionnés dans l’histoire canadienne, mais rarement de façon importante à cause des figures importantes de l’histoire canadienne qui prennent souvent leur place au premier plan. De plus, être une étudiante en histoire et en muséologie, ceci est ce qui m’intéresse.

5) Participez-vous ou avez-vous déjà participé à des comités ? Je fais partie du comité d’exposition et éducation.

6) Nommez le projet auquel vous avez participé qui vous rend la plus fière. Je n’ai pas fait partie de plusieurs projets donc je dois choisir celui que je travaille dessus depuis le début qui est celui de Britannia–sur–la–baie reliée avec l’histoire du tramway électrique d’Ottawa. J’ai appris beaucoup de choses différentes sur ce projet et je le trouve très intéressant, j’ai eu des opportunités de menées des entrevues avec des personnalités, reliées aux sujets, très intéressants. Écouter ces histoires est ma partie préférée et avoir eu cette opportunité m’est très importante. Ce sont ces récits qui donnent la vie et de la réalité à l’histoire. De plus, j’ai aimé apprendre à propos des passes temps du monde du 20e siècle de la région.

7) Qu’aimez-vous le plus d’être bénévole au Musée de l’histoire ouvrière ? Ceci revient à la question, qu’est-ce qui m’a attirée au Musée ? J’adore apprendre tous les choses différentes qui se sont passées à Ottawa et que je n’ai jamais peu apprendre de mes enseignants et j’adore tous les différents récits que j’ai été capable d’entendre grâce à mon bénévolat avec le Musée. C’est intéressant d’attendre tous ces récits de personnes régulières qui ont fait des choses extraordinaires en se battant pour les droits de la personne.

8) Si vous aviez une machine à reculer le temps et vous pouviez visiter n’importe quelle période historique, quelle choisiriez-vous ? Il y a tellement de choses que je voudrais voir de mes propres yeux à travers l’histoire du monde, mais je dois aller avec le début du 20e siècle, qui est ma période historique préférée à étudier. La Première Guerre mondiale est le précurseur de beaucoup de changements au Canada, surtout avec la classe ouvrière. J’ai toujours intéressé avec les stratégies militaires des deux guerres mondiales. Lors de la Première Guerre mondiale, c’est un temps ou il y a une révolution technologique, une nouvelle façon de faire la guerre et dont tous le monde a été demandé de participer à. C’est une période ou tout le monde veut participer, même les enfants. Avec les hommes partis en guerre, les femmes arrivent en grand nombre sur le marché du travail, avec des nouvelles positions qu’elles n’auraient jamais obtenues auparavant. De plus, contrairement à la Seconde Guerre mondiale où le monde se bat contre un nouveau régime, l’identité canadienne est un point très important lors de la première. La nationalité canadienne prend de l’ampleur pendant et après la Grande Guerre et le Canada démontre qu’on a du pouvoir aussi comme pays. C’est aussi une époque avec pas d’électricité dans une grande partie des coins ruraux, les grandes villes en on déjà, ce qui est quelque chose de très différent que j’aimerais vivre ou au moins connaître des personnes qui l’on vécu. Avec le dernier vétéran de la Première Guerre mondiale mort, l’histoire orale de cette guerre ne peu plus évolué il reste personne à qui parlé.


Bénévole sous les projecteurs : Evert Hoogers

Si vous avez déjà participé à un des événements du Musée de l’histoire ouvrière (MHO), vous avez certainement rencontré notre bénévole du mois. On peut toujours compter sur sa présence : lors des activités de la Journée du colonel By, il informe les visiteurs au sujet du Musée; lors des réunions des Communications, c’est lui qui rédige le procès-verbal. Nous espérons que vous aimerez découvrir qui est ce militant de longue date.

Quel est votre nom?

Evert Hoogers

D’où venez-vous?

Je suis originaire d’Edmonton, mais j’ai plutôt grandi dans la vallée de l’Okanagan et dans la région de Kootenay-Ouest, en Colombie Britannique. J’ai déménagé à Vancouver en 1963 (où je croyais que se trouvait le cœur de l’action), puis je suis arrivé à Ottawa, où j’habite depuis la fin des années 1980.

Quelle est votre principale occupation?

Pour le moment, ma principale occupation se résume à profiter au maximum des plaisirs de la retraite. Par le passé, j’ai été employé des postes et militant syndical, représentant, et organisateur auprès du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, après une brève période au sein du mouvement étudiant de la Colombie-Britannique.

Depuis combien de temps êtes-vous bénévole pour le MHO et qu’est-ce qui vous a attiré vers le Musée?

Je suis bénévole au Musée depuis la période précédant tout juste la première assemblée générale annuelle. Je trouve que le Musée me convient parfaitement, car il me permet de poursuivre un travail qui m’a passionné pendant la majorité de ma vie adulte. Mais ça va au-delà de cela. On entend souvent dire que l’histoire est écrite par les vainqueurs, et les travailleurs, syndiqués ou non, qui sont rarement honorés pour avoir bâti ce pays (tout comme les travailleurs dans d’autres pays, d’ailleurs) nous en ont donné une belle preuve. Le MHO nous offre la possibilité de travailler en vue de corriger cette préoccupante injustice, même si ce n’est que dans une faible mesure. Comme on ne met pas l’accent sur l’histoire ouvrière dans les écoles, dans les livres ou dans les médias, nos activités contribuent à préserver le précieux héritage que représentent les vies, les contributions et les projets de l’ensemble des travailleurs au fil des ans. J’utilise ici le terme « travailleurs » au sens large et en tenant compte des personnes sans emplois ou marginalisées dans notre société, tout comme des déshérités.

Si vous pouviez parcourir le Canada avec n’importe qu’elle personne, avec qui choisiriez-vous de voyager, et pourquoi?

Si je n’avais ni accès à un autobus ni accès à un train pour transporter un gros groupe de gens avec lesquels j’aimerais voyager, j’utiliserais ma machine à voyager dans le temps pour ramener deux personnes que je ferais monter à bord d’une voiture bien pleine d’essence et prête pour la route. Ces deux personnes ne seraient nul autre que Mary Harris (« Mother ») Jones et Arthur (« Slim ») Evans.

Je sais que Mother Jones a mené ses activités légendaires d’organisatrice principalement aux États-Unis au début du 20e siècle pour la cause du travail des enfants, au sein du United Mine Workers Union, ainsi qu’à titre de fondatrice de l’organisation syndicale Travailleurs industriels du monde, mais elle a tout de même passé une certaine partie de son enfance au Canada (à Toronto, si je ne me trompe pas), et aussi ténue que soit sa connexion avec le Canada, je veux qu’elle parcoure avec moi le territoire canadien afin que nous puissions discuter de son rôle dans les événements tumultueux liés au mouvement ouvrier auxquels elle a participé et, mieux encore, qu’elle a menés dans un mouvement ouvrier dominé par des hommes. Enfin, il faut absolument que Slim Evans se joigne à nous afin qu’il puisse m’aider à mieux comprendre les dynamiques de l’organisation dans ma province natale de la Colombie-Britannique pendant les années de la dépression et son point de vue en tant que responsable du magnifique projet ouvrier connu sous le nom de la « marche sur Ottawa ».

Bien sûr, le départ se fera facilement. Je crains cependant que notre voyage d’un bout à l’autre du Canada s’avère un peu long, car ces deux-là voudront fort probablement s’arrêter dans toutes les collectivités que nous traverserons pour saisir les possibilités d’organisation et faire bouger les choses!

Traduit par Valérie Lalonde