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Visite à pied guidée du Musée de l’histoire ouvrière et du Musée Bytown (le 5 à 8 juillet 2017)

Le secrétaire du Musée de l’histoire ouvrière, Bob Allen, explique l’histoire de la construction du Canal Rideau. Visite guidée pédestre MHO/Bytown sur l’histoire ouvrière, le mercredi 5 juillet 2017.

Le secrétaire du Musée de l’histoire ouvrière, Bob Allen, décrit comment l’immigrant Philémon Wright amenait des radeaux de bois équarri à la ville de Québec via la rivière des Outaouais. Visite guidée pédestre MHO/Bytown sur l’histoire ouvrière, le samedi, 8 juillet 2017.

Visite à pied guidée du Musée de l’histoire ouvrière et du Musée Bytown

Célébrez le 150e anniversaire du Canada et découvrez la fascinante histoire ouvrière de la capitale nationale.

Horaire

En collaboration avec le Musée Bytown, le Musée de l’histoire ouvrière tiendra quatre visites à pied guidées sur l’histoire ouvrière par mois (deux en anglais, deux en français) de juillet à octobre 2017.

Chaque visite guidée, d’une durée d’environ 90 minutes, débute et se termine au Musée Bytown.

Date

Heure

Langue

Juillet

MER 5 juill.

13 h 30

15 h 30

Anglais

Français

SAM 8 juill.

13 h 30

15 h 30

Anglais

Français

Août

LUN 7 août

Journée du Col By

13 h 30

15 h 30

Anglais

Français

SAM 19 août

13 h 30

15 h 30

Anglais

Français

Septembre

SAM 9 sept.

13 h 30

15 h 30

Anglais

Français

SAM 16 sept.

13 h 30

15 h 30

Anglais

Français

Octobre

SAM 14 oct.

13 h 30

15 h 30

Anglais

Français

SAM 21 oct.

13 h 30

15 h 30

Anglais

Français

Le premier kiosque sur l’histoire de la capitale

Kiosques sur l’histoire de la capitale : membre de l’équipe de projet (*) et chercheurs diplômés :

De gauche à droite : Samantha Osborn*, Ross Rheaume*, Chelsea Fahey*, Barb Stewart*, Sara Hollett, Stephanie Lett, Sarah Chelchowski, Kelsea McKenna, Lisa Bullock, David Dean*, Francesca Brzezicki, Meredith Comba, Rebecca Sykes, William Teal, Jen Halsall, Adam Mahoney, Denise Steeves, Andre Mersereau*

Assis : Emily Barsanti-Innes, Kelsey Bodechon, Phoebe Mannell, Pascale Couturier

Absents : Kelly Ferguson, Dany Guay-Belanger, Kira Smith

Crédit photo : Paul Harrison, Musée de l’histoire ouvrière (5 avril 2017)

Titre

Le Musée de l’histoire ouvrière est heureux d’annoncer le lancement du premier kiosque sur l’histoire de la capitale. Présentant des histoires peu connues ou inédites du passé d’Ottawa, chacun des kiosques consiste en une feuille de vinyle qui recouvre la boîte électrique de feux de circulation. Sur ces boîtes figurent une image saisissante, une histoire captivante et un code QR qui mène les visiteurs vers une capsule historique sur le site Web du Centre d’histoire publique de l’Université Carleton, au CapitalHistory.ca.

Des étudiants de cycle supérieur ont élaboré les capsules historiques associées aux kiosques dans le cadre du séminaire du professeur David Dean sur les musées, la mémoire collective et l’identité nationale, tenu en hiver 2017 à l’Université Carleton. Le premier d’une douzaine de kiosques, installé à l’intersection des rues Bank et Exhibition, au parc Lansdowne, raconte les débuts de la crosse au parc Lansdowne; la capsule a été élaborée et rédigée par Mme Lisa Bullock.

Les kiosques sur l’histoire de la capitale sont un projet mené par le Musée de l’histoire ouvrière, en collaboration avec le Centre d’histoire publique de l’Université Carleton, l’entreprise de conception graphique Chapter One Studio, et l’artiste Ross Rheaume. Le projet reçoit le soutien d’Ottawa 2017, la CIBC et les trois partenaires délégués du Programme d’investissement des arts, de la culture et du patrimoine : le Conseil des arts AOE, le Conseil des arts d’Ottawa et le Conseil des organismes du patrimoine d’Ottawa. Il est financé par une subvention du Programme d’investissement des arts, de la culture et du patrimoine d’Ottawa 2017.

Plus de douze kiosques apparaîtront partout dans la ville au cours des prochaines semaines.

Le Musée de l’histoire ouvrière offre une nouvelle visite guidée

Quelle influence les Américains, les forces militaires et les chemins de fer ont-ils eue sur la constitution de la main-d’œuvre d’Ottawa? Voilà ce qu’ont découvert les participants, le 7 mai dernier, lors d’une visite guidée sur l’histoire ouvrière parrainée par le Musée de l’histoire ouvrière. Dans le cadre de la fin de semaine de visites guidées La Promenade de Jane, tous se sont réunis au Musée Bytown pour d’abord se diriger vers la rivière des Outaouais, au nord, puis le long du canal Rideau, au sud, et finalement se rendre à la place de la Confédération.

Notre guide, Bob Hatfield, nous explique qu’il s’agissait d’un exercice pilote en vue des visites guidées du MHO/Musée Bytown qui seront offertes de juillet à octobre cette année pour célébrer le 150e anniversaire du Canada. C’est lui qui a conçu la visite guidée, avec la précieuse collaboration de Kira Smith, Ken Clavette et Linda McLaren à la recherche.

Le président et le secrétaire du MHO, Arthur Carkner et Bob Allen, ont mené la visite guidée de dimanche dernier et agiront à titre de guides lors des visites guidées prévues plus tard cette année.

“Les immigrants américains ont été les premiers résidents de race blanche à s’être installés ici”

Crédit photo : Bob Allen

“Les corps de travailleurs ayant péri pendant la construction du canal Rideau seront réenterrés en septembre 2017”

Crédit photo : Bob Allen

Le 2017 Prix Cliff Scotton de l’Association canadienne de la presse syndicale !

Le documentaire L’Alliance de la Fonction publique du Canada – 50 ans de solidarité a remporté le Prix Cliff Scotton de l’Association canadienne de la presse syndicale (ACPS), lequel récompense la réalisation d’une œuvre (documentaire ou autre) qui reflète l’histoire, les traditions ou la culture du mouvement syndical. L’annonce des lauréats a eu lieu le 6 mai 2017, à la conférence de l’ACPS.

Les Allumettières – Une histoire racontée par Ruth Stewart-Verger (en anglais seulement)

L’usine E. B. Eddy située près de la chute des Chaudières est au cœur de la vie industrielle d’Ottawa depuis plus d’un siècle. Le Musée de l’histoire ouvrière porte naturellement un grand intérêt à cette usine et aux gens qui y ont travaillé de génération en génération. Comme il a été question dans un de nos billets de blogue, notre équipe de photographes documente avec diligence le site avant qu’aient lieu les travaux de reconstruction qui y sont prévus, et nous élaborons actuellement une exposition sur les activités de la E. B. Eddy. De toute évidence, c’est dans les récits que transparaît vraimentl’histoire, et le Musée a eu le privilège d’écouter Ruth Stewart-Verger en raconter un. Devant une salle comble, Ruth a raconté l’histoire de Donalda Charron, qui avait dirigé les allumettières lors des grèves de 1919 et 1924manifestant contre de maigres salaires et des conditions de travail déplorables à la fabrique d’allumettes E. B. Eddy.Nous vous en présentons un enregistrement. Bon visionnement! (Environ 30 minutes; en anglais seulement).

Jacob Saltiel, stagiaire juridique au MHO

Pendant six semaines, Jacob Saltiel, stagiaire juridique au MHO, collaborera avec le MHO sur deux questions importantes. Jacob est stagiaire spécialisé en droits de la personne et en justice sociale au cabinet Raven, Cameron,  Ballantyne & Yazbeck LLP/s.r.l. Le cabinetd’avocats spécialisés en droit du travail a prêté Jacob au Musée afin qu’il puisse examiner les règlements administratifs du MHO et mener des recherches juridiques préparatoires aux fins d’un prochain projet sur les travailleurs handicapés.

Jacob détient un baccalauréat (avec distinctions) de l’Université Concordia et une maîtrise de l’université Trent. Il poursuit actuellement des études en droit à l’Université d’Ottawa.

Nous tenons à remercier David Yazbeck, membre du conseil d’administration du MHO, d’avoir organisé cette collaboration.

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Jacob Saltiel (à la gauche), stagiaire juridique, a commencé une collaboration de six semaines avec le Musée de l’histoire ouvrière (MHO). Le voici accompagné des bénévoles du MHO Bob Hatfield (au centre) et Arthur Carkner (à la droite) lors d’une séance d’orientation tenue le 25 mai 2015.

Une nouvelle bourse d’études en l’honneur d’un leader communautaire

Pat McGrath était un leader naturel. Il n’est donc pas surprenant qu’elle eût laissé des instructions précises pour ses funérailles avant son décès.

« Trois de ses amies lui ont chanté une chanson de Bob Marley », se souvient Arthur Carkner, qui avait connu Mme McGrath pendant 20 ans. Ils travaillaient ensemble au Musée de l’histoire ouvrière (MHO), un musée virtuel d’Ottawa établi en 2011 ayant pour mandat de préserver l’histoire des syndicats canadiens et des luttes de la classe ouvrière de façon originale.

Mme McGrath a laissé un legs de 10 000 $ au Musée. M. Carkner, ainsi que ses amis Barb Stewart, Zelma Buckley et le président du MHO, Robert Hatfield, se sont vu confier la responsabilité de trouver la meilleure façon d’utiliser l’argent.

Ils avaient d’abord pensé consacrer la somme d’argent à un projet particulier ou la répartir pour améliorer le musée. Puis, ils ont convenu de créer une bourse d’études en l’honneur de Pat McGrath.

« C’est une combinaison de ce qui représente le mieux la passion qu’éprouvait Pat pour l’enseignement et de ce qui avantage le plus l’ensemble de la collectivité », indique M. Carkner.

Mme McGrath était issue d’une famille de militaires et avait travaillé au sein du ministère de la Défense nationale. Elle était une militante syndicale qui siégeait à des comités d’éthique, notamment à titre de présidente de l’Alliance de la Fonction publique du Canada et du Comité d’action des membres ayant un handicap*.

Mme McGrath, qui combattait elle-même des problèmes de santé, s’employait activement à sensibiliser la société aux obstacles auxquels se heurtent les personnes handicapées. Elle défendait également les droits des minorités visibles et les droits des homosexuels.

« Son activisme remonte à sa jeune enfance, alors qu’elle défiait ses enseignants à l’âge de huit ans. Elle n’a jamais cessé depuis », explique Mme Buckley.

Selon Barb Stewart, Mme McGrath croyait que chacun se devait d’aider les personnes dans le besoin et elle examinait tout « selon l’optique des personnes handicapées, cherchant à rendre les choses plus accessibles et à sensibiliser les autres aux besoins des personnes handicapées et aux obstacles à lever ».

L’enthousiasme de Mme McGrath envers l’enseignement est ce qui a amené M. Carkner et ceux ayant participé à la fondation du Musée de l’inviter à se joindre à eux. Mme McGrath était une fervente partisane du Musée et de ses activités, agissant à titre de membre du conseil d’administration et du conseil directeur. M. Hatfield se souvient du premier événement tenu dans le cadre de la Journée du colonel By auquel avait participé le MHO, où Pat avait aidé à monter leur installation et attirait les foules.

« Par la fin de la journée, il n’y avait pas une table qui n’avait pas reçu la visite de la gentille dame à la voix rauque, et il n’y avait pas une table où on n’avait pas entendu parler du nouveau Musée de l’histoire ouvrière. »

La bourse d’études fournira une somme annuelle de 1 000 $ pendant au moins les huit prochaines années, et elle sera offerte à tout étudiant ayant une incapacité confirmée et fréquentant une université ou un collège au Canada. Les responsables du Musée disent espérer que la bourse touchera à un financement supplémentaire afin de poursuivre sur sa lancée, une fois l’argent du legs original écoulé.

Tandis que 80 p. 100 du legs de Pat McGrath ira envers la bourse d’études, le reste de la somme sera utilisée pour créer une vidéo. La vidéo, qui sera réalisée au cours des quelques prochaines années, portera principalement sur les travailleurs et les travailleuses ayant une incapacité et sur les divers obstacles auxquels ils et elles se heurtent. On y abordera notamment le fait que les personnes handicapées figurent souvent parmi les premières à perdre leur emploi en période d’austérité, confirme M. Carkner.

Les personnes handicapées ne doivent pas seulement surmonter leurs propres incapacités physiques, elles sont aussi confrontées chaque jour au stigmate social. M. Carkner explique que quoique de nombreuses personnes handicapées aient la capacité de travailler, l’occasion de le faire ne leur ait jamais présenté.

« Il y a une expression à laquelle je pense souvent lorsque je travaille avec des personnes handicapées », raconte M. Carkner. « Si une personne est incapable d’entrer dans un bâtiment en raison des escaliers, vous pouvez les faire sauter à la dynamite et installer une rampe. Mais les préjugés resteront, et c’est réellement ce qui vous arrête. »

Mme McGrath ne reculait pas devant les obstacles. « Elle se combattait sans relâche pour rendre les lieux de travail entièrement accessibles et elle voyait à ce que son employeur et son syndicat respectent cette norme », se souvient Mme Buckley.

Mme McGrath a touché la vie de nombreuses personnes, et la bourse d’études créée en son honneur poursuivra son œuvre.

 

Par Nicole Bayes-Fleming | Traduit par Valérie Lalonde

 

* Remarque : Pat McGrath siégeait au Comité exécutif du Conseil de la région de la capitale nationale de l’AFPC et présidait le Comité d’action des membres ayant un handicap.

The WHM’s Rand Formula Project

In 1946, after a bitter 99-day strike that pitted the fledgling United Autoworkers (UAW) Local 200 against the powerful Ford Motor Company in Windsor, Ontario, Justice Ivan Rand of the Supreme Court of Canada handed down a landmark decision. Because the union provides representation to all bargaining unit members, including those who are not union members, it is entitled to receive payment for all the services it provides. No employee is obliged to become a union member; however, the employer deducts union dues at source from the salaries of all bargaining unit employees, whether they are union members or not, and remits these dues to the union.

This decision, which came to be known as the Rand formula, has been upheld and strengthened in court cases and arbitration awards. Nonetheless, and despite popular support, it continues to be challenged–such as with the recent introduction of private members bill C-525.

Recognizing the important role that the Rand formula has played in the lives of both unionized and non-unionized workers, a member of the Workers’ History Museum suggested that it be the focus of an upcoming WHM exhibition.

The subcommittee for the Rand Formula Project has been working diligently ever since. A travelling exhibit will be ready in the fall of 2014 and a documentary will be released in the winter. We are also preparing research notes, educational material including a participant manual, an exhibit and a short documentary film in English and French. The project will include teaching notes for facilitators on union courses and a web-based self-teaching version.

We look forward to presenting this new exhibit and sharing the positive contributions that unions have made to Canada’s social, political, and economic life.

By Maddie Cleroux

Battle of 66th Street : l’histoire d’une grève qui a rallié une nation

Au cours de l’été 1986, l’Alberta connaît un véritable contre-choc pétrolier (elle en a connu auparavant et en connaîtra encore un jour). L’économie se porte mal et oppose les travailleurs à la police tandis que les employeurs profitent de la conjoncture pour réclamer concessions et compressions. De leur côté, les travailleurs et travailleuses livrent la bataille de leur vie.

Des piquets de grève sont érigés par les travailleurs de Suncor, à Fort McMurray, de Zeidler Forest Products, à Edmonton et à Slave Lake, ainsi que de Fletcher’s Fine Foods, à Red Deer. Cependant, c’est le débrayage des 1 080 employés de Gainers (une usine de transformation de la viande), à Edmonton, qui galvanise la population canadienne. Ce débrayage qui dure pendant six mois et demi met en cause une dispute sur la diminution salariale et la protection des pensions.

Les membres syndicaux débrayent le 1er juin. Des partisans barrent les grilles d’entrée de la 66th Street, des roches et des bombes de peinture se font violemment lancer et des fenêtres d’autobus se font casser alors qu’arrivent des convois de briseurs de grève recrutés par le propriétaire de Gainers, Peter Pocklington, pour poursuivre les activités de l’usine. À un certain point, près d’un tiers de l’ensemble du corps policier d’Edmonton (375 officiers) est affecté à l’usine de Gainers.

Gainers leaflet Ottawa Sep 19 1986Le mouvement syndical albertain et le mouvement syndical canadien se joignent à la cause des travailleurs qui gagnent 12 dollars de l’heure dans une industrie sale et dangereuse contre l’homme d’affaires riche et bagarreur également propriétaire de l’équipe de hockey des Oilers d’Edmonton.

Gainers obtient rapidement des injonctions pour limiter le nombre de manifestants et les lieux de manifestation. Néanmoins, des partisans syndicaux suivent des camions de livraison afin de faire pression sur des détaillants et ainsi les inciter à acheter d’entreprises concurrentes. Le boycottage se répand ensuite dans tout le pays. Les efforts de boycottage sont nombreux. À Ottawa, des partisans se présentent à un match de hockey entre les Oilers et les Canadiens de Montréal le 19 septembre. Deux mascottes les accompagnent : un cochon et un hot-dog de taille humaine. Il s’agit d’un des maints moyens de pression à l’échelle locale visant à appuyer le boycottage.

« Ce fut le boycottage le plus efficace que j’ai témoigné. Il s’est vite répandu dans l’ensemble du pays », affirme Dave Werlin, président retraité de la Alberta Federation of Labour.

La grève se termine à la conclusion d’une entente en décembre, après des réunions médiées par le premier ministre provincial de l’époque, Don Getty. Par la suite, le gouvernement de l’Alberta annonce un financement de 61 millions de dollars en prêts et en garanties de prêts accordé à Gainers pour la construction d’une usine à Picture Butte. L’usine ne voit pas le jour.

M. Pocklington, également connu comme l’homme ayant échangé Wayne Gretzky et candidat à la tête du Parti conservateur, déménage aux États-Unis où il est condamné pour crime ayant plaidé coupable de parjure, en Californie, pendant les procédures de faillite.

Par Ken Clavette | Traduit par Valérie Lalonde