Congé pour obligations familiales

Congé pour obligations familiales

Le congé familial a eu un effet positif important sur la stabilité économique des familles, sur l’équilibre émotionnel des enfants et des parents, sur la capacité des travailleurs, surtout des femmes, à faire avancer leur carrière tout en ayant une famille, sur la conciliation travail-famille et sur la stabilité du milieu de travail en permettant aux employeurs de conserver leurs employés.

Contexte: La lutte pour les congés pour obligations familiales

Congé familial : (nom) Congé de travail accordé à une personne pour s’acquitter de ses obligations familiales. En font partie, le congé de maternité, le congé de paternité, le congé parental, le congé d’adoption, le congé familial pour raisons médicales, le congé pour les soins et l’éducation d’enfants d’âge préscolaire et le congé de deuil.

En 1971, le gouvernement fédéral a donné suite aux recommandations émises par la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada. Il a modifié la Loi sur l’assurance-emploi afin de donner droit à des prestations de maternité pendant une période de 15 semaines, correspondant à 66 p. 100 du salaire, aux mères comptant au moins 20 semaines de gains assurables.

Insatisfaits, les syndicats ont demandé que leur convention collective prévoie un supplément aux prestations d’assurance-emploi de maternité. En 1974, l’Association of University and College Employees (AUCE) de l’Université de la Colombie Britannique a négocié la première convention collective comprenant un congé de maternité payé.

Les syndicats du front commun représentant les travailleurs du gouvernement et des secteurs de la santé et de l’éducation du Québec ont uni leur pouvoir de négociation. En 1979, ils ont négocié une convention collective comprenant 20 semaines de congé de maternité entièrement payé, 10 semaines de congé d’adoption et cinq jours de congé de paternité payé.

En 1981, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), dirigé par Jean-Claude Parrot, a dû faire la grève pendant 42 jours afin d’avoir droit à 17 semaines de congé de maternité payé, mais ils ont rendu la cause légitime aux yeux du public.

L’année suivante, des commis au fédéral, membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), et des employés de Bell, membres du Syndicat des travailleurs en communication du Canada, ont négocié une convention collective comprenant un congé de maternité payé. Ils ont obtenu ces droits après avoir fait la grève lors de la séance de négociations précédente.

À l’époque, ces progrès ont causé des remous au Canada et ils résonnent encore aujourd’hui dans la vie de jeunes familles partout au Canada. Il s’agit, en fin de compte, de l’heureuse, si elle ne se termine pas, histoire de gens déterminés et de temps changeant qui ont aidé à améliorer la vie d’individus, de familles et de la société dans son ensemble.

Au sujet de l’exposition

L’exposition « La Lutte pour le Congé familial » présente l’évolution des congés familiaux en puisant dans une riche collection de ressources, dont des archives syndicales, plus de 30 entrevues filmées, des études universitaires, des articles de journaux et d’autres médias. Des bénévoles ont effectué la majorité des recherches et des travaux connexes.

Family Leave Exhibit

L’exposition du Musée de l’histoire ouvrière sur le congé familial consiste en cinq panneaux bilingues conçus pour être exposés dans un musée, une galerie, une école, un collège ou une université, un lieu de travail, un centre commercial, un bureau syndical ou une salle communautaire. Les panneaux illustrent par ses mots et ses images la lutte qui a mené à l’obtention de prestations lors d’un congé de maternité et d’un autre type de congé familial.

Les panneaux bilingues peuvent être consultés seuls, mais peuvent également être utilisés à titre de complément visuel pour une présentation bilingue sur le congé familial à des étudiants, des membres d’un syndicat, des groupes communautaires, etc.

Le matériel préparé pour l’exposition est affiché en ligne sur un site Web bilingue afin de le rendre accessible au grand public.

Family Leave Exhibit

FINANCEMENT

Le Musée de l’histoire ouvrière reconnaît le soutien généreux apporté à cette exposition par :
• Emplois d’été Canada
• La Ville d’Ottawa
• Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes
• L’Alliance de la Fonction publique du Canada
• Le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier

Un précieux héritage : Les luttes syndicales pour la famille

Les luttes syndicales pour la famille : un précieux héritage explore comment les féministes, les militants syndicaux et les militants politiques canadiens ont bâti une puissante coalition, mobilisé l’opinion publique et réalisé d’importantes réalisations en ce qui concerne le congé de maternité et les autres types de congé familial.

Le documentaire de 20 minutes montre comment on a reconnu le droit aux femmes de retourner au travail après un congé de maternité et comment les hommes et les femmes ont obtenu des gains réels et exécutoires pour la conciliation travail-famille.

Le documentaire commence dans les années 1960, avec la lutte pour la reconnaissance du rôle des femmes dans la société et sur le marché du travail, qui a mené, en 1971, à l’obtention de congés de maternité partiellement payés en vertu du programme d’assurance-emploi. Il se termine avec la lutte pour l’octroi d’avantages aux conjoints de même sexe, dans les années 1980, qui interdit la discrimination pour les congés de deuil.

Le documentaire présente notamment des entrevues avec des figures dominantes du mouvement et avec des gens qui ont bénéficié directement des changements apportés aux prestations familiales, ainsi que des séquences d’archives montrant des militants syndicaux qui manifestent, recrutent des membres et font la grève pour que les questions touchant la famille deviennent une priorité syndicale. Des séquences contemporaines démontrent où est rendue cette lutte aujourd’hui en soulignant des enjeux tels que les négociations sur les dispositions, en inuktitut et en déné, concernant la reconnaissance de l’adoption selon les coutumes autochtones.

Le documentaire, réalisé par le cinéaste primé de Winnipeg Aaron Floresco des productions Past Perfect, est prêt pour la distribution depuis le printemps 2012.

Si vous souhaitez commander un exemplaire ou organiser une projection du documentaire lors d’un événement ou dans votre établissement, veuillez communiquer avec nous.

Financement

Commanditaires du projet vidéo :

Elaine Bernard, directrice administrative, Programme sur le travail et la conciliation travail-famille, Université Harvard

  • Arthur Carkner, producteur
  • Aaron Floresco, réalisateur
  • Naomi Gadbois, spécialiste du travail
  • Robert Hatfield, coordonnateur du projet sur le congé familial
  • Jean-Claude Parrot, Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, retraité

La production de ce documentaire a été rendue possible grâce au soutien financier des groupes suivants :

  • L’Alliance de la Fonction publique du Canada
  • Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes
  • Le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier
  • Le Musée de l’histoire ouvrière