Bertha Wilson

B. September 18, 1923, Kirkcaldy, Scotland
D. April 28, 2007, Ottawa, Ontario

Bertha Wilson est la première femme à accéder au poste de juge à la Cour suprême du Canada. Bertha grandit et fait ses études en Écosse, où elle obtient une maîtrise ès arts en philosophie de l’Université d’Aberdeen et rencontre son futur époux, John Wilson. Lorsque John accepte une affectation comme pasteur à Renfrew, en Ontario, le couple vient s’installer au Canada. Bertha travaille comme aide de bureau dans un cabinet de dentiste. Lorsque John est déployé à l’étranger pendant la guerre de Corée, Bertha décide qu’elle veut faire plus que ses devoirs d’épouse.

Après avoir déménagé en Nouvelle-Écosse, Bertha s’inscrit à la Faculté de droit de l’Université Dalhousie, où elle excelle dans ses études. Elle les termine en 1958 et, lorsque le couple déménage à Toronto, elle entame une carrière d’avocate au cabinet Osler, Hoskin, & Harcourt. Bertha entretient une vision objective du droit, et elle en fera une profession plutôt qu’une occasion d’affaires. Préférant la recherche aux interactions avec les clients, elle met sur pied un service de recherche juridique distinct au sein du cabinet. Bertha sera la première femme à devenir associée chez Osler, Hoskin, & Harcourt et l’on se souviendra d’elle comme étant la conscience du cabinet.

En 1975, elle est nommée juge à la Cour d’appel de l’Ontario, y devenant la première femme à occuper ce poste. Peu de temps après, en 1982, elle est nommée à la Cour suprême du Canada. Bertha Wilson devient ainsi la première femme à accéder au poste de juge à la Cour suprême du Canada. Pendant son mandat, elle devient encore une fois la première femme à être investie de fonctions vice-royales et à donner la sanction royale à un projet de loi. Bertha prend sa retraite en 1990.

Tout au long de sa carrière, Bertha siège à de nombreux comités. Elle joue un rôle actif au sein de l’Association du Barreau canadien, notamment en présidant l’étude sur l’égalité des sexes et le groupe de travail sur les femmes et la profession juridique en 1992. De 1991 à 1996, elle se joint à la Commission royale sur les peuples autochtones.

Bertha s’avèrera être une source d’inspiration pour les générations à venir. Elle ne considérait pas son genre comme un obstacle et se définissait par son expérience en tant qu’immigrante. Bertha était une femme juste et dévouée qui se souciait véritablement de son travail et des gens. Elle souhaitait rendre le droit accessible aux Canadiens et aux Canadiennes et elle s’attachait aux principes de la liberté et de l’humanité commune.