Emily Pauline Johnson

B. September 1, 1942, Ste-Marie de Beauce, Quebec

Pauline Johnson est la première écrivaine et poète autochtone de renommée au Canada et la première ambassadrice culturelle d’origine autochtone. Pauline, aussi connue sous le nom de Tekahionwake, est fille d’un chef mohawk et d’une immigrante anglaise. Atteinte d’une maladie infantile, elle fait ses études à la maison, dans les traditions autochtones et anglaises.

Pauline commence à écrire de la poésie à l’adolescence, mais ce n’est qu’en 1884, au décès de son père, qu’elle en fait une profession. Pour aider à subvenir aux besoins de sa famille, elle commence à soumettre ses œuvres au magazine new-yorkais Gems of Poetry. Celles-ci connaissent un succès grandissant et, en 1892, après une lecture de poésie devant le Young Men’s Liberal Club de Toronto, elle est invitée à faire une tournée pancanadienne. Pendant 17 ans, ses tournées au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni rencontreront un succès à l’échelle internationale.

À cette époque, Pauline commence à rédiger des livres. Le premier, White Wampum, est publié en 1895. Ne limitant pas ses œuvres à la poésie, elle recueille des histoires autochtones traditionnelles qu’elle souhaite partager avec un plus grand public. Pauline publie de nombreuses œuvres, dont Canadian Born, Flint and Feather, Legends of Vancouver et The Moccasin Maker.

En 1909, Pauline se retire de ses tournées et s’installe à Vancouver, où elle continue d’écrire jusqu’à sa mort d’un cancer du sein, en 1913. En 1961, Pauline devient la première femme à figurer sur un timbre-poste canadien.

Militant en faveur des peuples autochtones et des femmes, Pauline remet en question les courants de pensée conventionnels tant dans ses prestations que dans ses publications. Pauline prône l’impérialisme, croyant à un Canada où tous les groupes pourraient vivre ensemble pacifiquement et sur un pied d’égalité. Son héritage inspirera des générations d’Autochtones à vivre et à s’épanouir en tant qu’artistes.